Le site du ministère des finances www.impots.gouv.fr
, qui permet de faire sa déclaration de revenus en ligne, met
à la disposition des 600 000 déclarants (chiffre 2002, 1
million prévus pour les revenus 2003) un formulaire de communication
par courrier électronique, avec promesse de réponse.
Cette pratique est suffisamment rare dans l'administration pour être
signalée et encouragée, mais elle est loin d'être satisfaisante.
Certes les gestionnaires de ce service ont besoin des remontées
des usagers pour améliorer la qualité du service, mais c'est
faire fi de la psychologie humaine et de la transparence démocratique
que de se contenter d'empiler les contributions dans une boîte noire
dont le contenu n'est pas public.
Autant on peut concevoir qu'un industriel ne mette pas les réclamations
qu'il reçoit sur la place publique, autant on pourrait attendre
des gestionnaires de ce site qu'ils considèrent qu'il est une chose
publique, qu'avec l'aide des usagers ils vont continuellement améliorer.
Cela passe par une transparence de la relation entre usagers et gestionnaires.
Qu'on ne se méprenne pas, il ne s'agit ni de rendre publique
des correspondances privées, ni de noyer les citoyens sous un flot
d'informations. Il s'agit de trier les contributions et de les synthétiser
dans un espace ouvert à des ajustements continuels. Exemple :
| Bugs ou suggestions |
Prise en compte
|
Date de mise en place
|
|
Bug xyz
|
Oui
|
mai 2004
|
|
Suggestion xxx
|
En cours d'analyse
|
|
|
Suggestion yyy
|
Non
|
|
Il s'agit de permettre aux citoyens-usagers de :
- voir si leur problème a déjà été
mentionné ou pris en compte
- si ce n'est pas le cas, se rassurer qu'il le sera dans la mesure
où il devient public
- se confronter aux problèmes ou aux idées des autres
(effet brain-storming)
./...
